797 millions d’euros de CA
en 2020 pour Optic 2000

Soit une baisse de -10,1 %, en phase avec le recul du marché. Dans un communiqué de presse, l’enseigne coopérative rappelle les mesures déployées dès le premier confinement de mars 2020 en faveur de ses adhérents pour “amortir” le choc de la fermeture des magasins (report des facturations des redevances) et son soutien à la reprise dès le 11 mai (kits de protection, guide pratique pour la mise en place des dispositifs d’accueil sécurisé, prise de rendez-vous en ligne). “Dès la réouverture, l’activité a repris et elle a perduré jusqu’à la fin de l’année permettant d’enregistrer pour ses 1 148 magasins 797 millions € de chiffres d’affaires”, souligne le communiqué. Avant de préciser : “En l’absence de visibilité sur l’évolution de la pandémie de la COVID 19 et des mesures qui seront prises, les prévisions pour l’année 2021 sont floues. Le couvre-feu et les fermetures des magasins dans les centres commerciaux sont autant de paramètres qui vont avoir un impact direct sur l’activité et qui auront un retentissement sur le chiffre d’affaires 2021.” Dans ce contexte, l’enseigne réaffirme sa volonté de s’adapter aux nouvelles conditions de la consommation et aux besoins des clients. En mettant l’accent sur l’évolution de son site Internet qui assurera, dès septembre prochain, la livraison à domicile d’environ 1 200 références (dont les lentilles de contact). Et sur son service d’optique à domicile proposé par 81 % de ses magasins.

Obtenir une ordonnance et acheter
un équipement chez Monoprix ?

Cela fait longtemps que la grande distribution (physique ou digitale) s’attaque au marché optique. Sans grand succès, aucun des concepts proposés (Auchan Optique, Carrefour Optique, Leclerc Optique, Cdiscount) n’ayant réussi à “disrupter” véritablement le marché. C’est au tour de Monoprix de se lancer à l’assaut de l’optique. Timidement dans un premier temps : pour le moment, l’enseigne teste un corner santé dans 2 de ses magasins (à Paris et à Troyes) au sein duquel elle propose à ses clients de “faire un test de vue gratuit, recevoir une ordonnance sous 72h” et acheter un équipement optique. Le dispositif a été conçu en partenariat avec Sym Optic (qui avait lancé en 2019 une offre sur Cdiscount) qui commercialise des montures et verres clipsables. Le communiqué de presse de Monoprix ne mentionne pas la présence d’un opticien et ne précise pas non plus avec quel professionnel de santé se fait la téléconsultation. A noter cependant que le corner dispose également d’une cabine de téléconsultation en médecine générale fournie par Tessan. Le plus grand flou règne également sur le prix et la prise en charge des équipements : “Les lunettes entrent dans les plafonds 100 % Santé et sont donc remboursées par la Sécurité sociale et la mutuelle avec tiers-payant disponible…”. Une initiative qui devrait susciter rapidement un rappel à l’ordre des pouvoirs publics sur la réglementation en matière d’examen de vue et de délivrance d’une ordonnance. L’Ordre des médecins a déjà interpellé le gouvernement en lui demandant de réagir rapidement sur ce dispositif, qui va à l’encontre de l’organisation des soins en France.