“Quête de sens” au travail :
4 actifs sur 10 prêts à changer d’emploi

D’après une étude Opinion Way réalisée pour l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, la question du “sens” joue un rôle grandissant dans la fidélisation des salariés. Ainsi, plus de 8 actifs sur 10 estiment que leur emploi a du sens (39 % tout à fait, 45 % plutôt) mais ce résultat encourageant est à pondérer : 2 salariés sur 10 s’interrogent plus qu’avant la crise sanitaire sur le sens de leur métier (avec une proportion plus importante de jeunes, d’actifs du secteur public et de managers).

UN DÉSIR DE POUVOIR “BIEN RÉALISER SON TRAVAIL”
Et 4 sur 10 envisageraient même de quitter leur poste pour un emploi davantage “signifiant” dans les 2 ans à venir, les jeunes, les managers et les femmes étant particulièrement concernés. “Ces données – qui peuvent apparaître (…) contradictoires – ne font que souligner l’aspiration (…) partagée à pouvoir bien réaliser son travail”, commente Richard Abadie, directeur général de l’Anact. “Le sondage montre également que loin de la représentation d’une quête de sens essentiellement individuelle, répondre à ces inspirations implique des démarches collectives permettant de mieux reconnaître le travail, de le réaliser dans de bonnes conditions, de construire des parcours professionnels pour tous, etc.

Et, à l’inverse, le sondage détaille également les raisons qui amènent les actifs à être déçus par leur métier. 34 % déplorent une rémunération insuffisante et 32 % ressentent un manque de reconnaissance. Dans des proportions équivalentes, 31 % souhaiteraient pouvoir davantage s’épanouir et progresser dans leur carrière et 23 % aimeraient s’exprimer et faire des propositions sur leur travail. Enfin, 32 % aspirent à des pratiques managériales plus en accord avec leurs valeurs, 24 % à de meilleures conditions d’exercice et 36 % désirent que leur activité professionnelle ait un impact concret en matière d’écologie.

L’étude s’est également
penchée sur les éléments
qui contribuent à donner du
sens au travail :
• le sentiment d’utilité
d’un métier (à la société, aux
bénéficiaires/clients ou à
l’entreprise),
• la concordance entre
valeurs personnelles et
professionnelles,
• la capacité de
l’emploi à contribuer au
développement des salariés
(épanouissement, formation,
évolution professionnelle).

*Sondage publié à l’occasion de la Semaine pour la qualité de vie au travail, du 20 au 24 juin 2022 : un échantillon de 1 034 actifs a été interrogé par questionnaire auto-administré en ligne, du 13 au 20 mai 2022. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de situation professionnelle et de région de résidence.