Enquête Observatoire Cetelem

Les habitudes des Européens passées au peigne fin

Dans sa dernière enquête 2020 intitulée “Le temps du consommateur activiste”, l’Observatoire Cetelem de la consommation* analyse notamment le moral des Européens. Pour la seconde année consécutive, il demeure stable tandis que celui des Français connaît une hausse importante (+ 0,7 point). Toutefois, s’agissant du pouvoir d’achat, les Français sont les plus négatifs en Europe. 48 % d’entre eux considèrent qu’il a baissé en 2019, contre seulement 32 % des Européens en moyenne. Les intentions d’épargne sont quant à elles en hausse : 51 % des personnes interrogées (contre 49 % en 2019) se disent prêtes à épargner plus cette année malgré des taux de rémunération relativement bas. En outre, les adjectifs utilisés pour décrire leur société de consommation respective montrent un certain pessimisme : matérialiste (48 %), superficielle (38 %), manipulatrice (29 %) ou encore individualiste (29 %). Dans un contexte où la prise de conscience environnementale ne cesse de progresser, 75 % des Européens pensent que globalement les habitudes de consommation ne changeront pas, avec de lourdes conséquences pour la planète. Les Français sont 44 % à déclarer consommer moins qu’il y a 3 ans et 32 % à envisager de le faire moins à l’avenir. Nombreux sont les Européens à concéder avoir mauvaise conscience lorsqu’ils achètent des produits emballés dans du plastique, négligent le tri de leurs déchets (42 %) ou mangent de la viande (35%).

*Enquête réalisée auprès de 14 200 personnes interrogées en ligne en 2019 dans 15 pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie et Suède).

Etude Kantar Worldpanel

Vers la fin de l’hyperconsommation

Une baisse de volume d’1,2 % : l’institut Kantar* a dressé le bilan 2019 de la consommation des Français dans la grande distribution. Déjà amorcée en 2018, la tendance du “consommer moins mais mieux se confirme. Les usages au supermarché ont été complétement bouleversés, entre l’arrivée du nutri-score dans les rayons et Yuka sur les smartphones. Parmi les secteurs les plus touchés : l’alcool avec une baisse de – 6,4 %. Dans l’alimentaire, la viande affiche – 4 % de volume et les surgelés – 3,3 %. Les Français ont pris conscience qu’ils peuvent s’alimenter moins pour rester en bonne santé, et limiter le gaspillage pour préserver la planète”, résume Gaëlle Le Floch, de Kantar. Si 39 % des ménages interrogés considèrent que les prix ont fortement augmenté au cours des 12 derniers mois, la recherche de qualité supplante encore et de loin le critère du prix. 74 % des sondés déclarent par exemple être prêts à payer davantage pour des produits de qualité. Par ailleurs, la fragmentation des courses et de la consommation se poursuit avec un nombre élevé d’enseignes fréquentées (7-8) pour des courses annuelles une progression des repas hors domicile (+ 8,5 % depuis 2015).
*Etude réalisée à partir d’un échantillon de 20 000 foyers panelistes Etude Kantar