Novembre 2020

Mensuel pratique et interactif de l’optique

Les raisons d’être optimiste

On a beaucoup utilisé le terme de résilience pour décrire le dynamisme du marché optique ces derniers mois. Terme galvaudé à force d’être répété ? Pourtant, le secteur optique, dans son ensemble, a bien fait preuve de cette aptitude à résister au choc sanitaire, à faire face avec succès aux circonstances défavorables depuis le début de l’année. Plus encore à s’adapter et à se développer positivement dans un contexte économique incertain. Ainsi en a-t-il été pour le Silmo. Contraint de renoncer à sa grandmesse de début octobre, compte tenu des restrictions réglementaires actuelles, le salon français est allé à la rencontre des opticiens pour poursuivre sa mission : soutenir la filière, illustrer le “redémarrage de la machine”, réunir les acteurs du secteur. Nul doute que ses organisateurs sauront exploiter les effets positifs de ce format inédit pour réinventer la prochaine édition prévue fin septembre 2021. Avec une croissance continue depuis le mois de juin, le marché fait mieux que résister, au moment même où de nombreux pans de l’activité économique affrontent des menaces de récession durable, voire s’interrogent sur leur survie. Plusieurs raisons à cela. Pour les consommateurs, l’achat optique est profondément ancré dans la santé tandis que la vue fait partie des enjeux de santé publique majeurs. Parce que le secteur s’adosse aux remboursements de la Sécurité sociale et des Ocam qui prennent en charge plus de 70 % des dépenses optiques, il se révèle moins perméable aux fortes fluctuations économiques. Enfin, il répond aux mutations des modes de consommer, aux besoins croissants des porteurs. En mettant en place le système de rendez-vous, vous avez su, depuis mai dernier, transformer une contrainte en levier de croissance et en outil de meilleure gestion des équipes comme du point de vente. Bon nombre d’entre vous ont intégré la dimension digitale dans leur relation de proximité avec leurs clients. Autant d’accélérations du changement auxquelles vous avez réussi à vous adapter pour en faire les conditions de votre développement futur. Enfin, en cette période inédite, l’optique voit s’ouvrir des opportunités de réforme profonde. A la suite du rapport Igas (Inspection générale des affaires sociales) publié en septembre, les débats se multiplient autour de la question centrale des compétences élargies pour les opticiens et les orthoptistes. Les difficultés persistantes dans l’accès aux soins visuels sont le meilleur argument pour une réorganisation de la filière qui les intègrent comme porte d’entrée du patient dans la filière. Tout comme la démographie et la répartition géographiques des 3 “0” que nous vous invitons à découvrir grâce aux cartes que nous publions dans ce numéro. Bonne lecture.

Marie-Dominique GASNIER