Accès direct aux paramédicaux

Une loi pour valider l’adaptation
de la primo-ordonnance par les opticiens

Adoptée par l’Assemblée nationale, la proposition de loi Rist instaure un accès direct à certains paramédicaux afin d’améliorer l’accès aux soins. Via un amendement, elle entérine également votre droit d’adapter une primo-prescription, en cas de mise en situation d’usage insatisfaisante. Voilà qui semble ouvrir la voie à d’autres modes de collaboration avec vos prescripteurs… Explications.

UN DISPOSITIF DE LA CONVENTION
CNAM CONFIRMÉ ET SÉCURISÉ

Cette proposition de loi portée par Stéphanie Rist, députée du Loiret (Renaissance), et rhumatologue de profession, a été votée par une large majorité de députés. Elle définit un accès direct et encadré des patients aux infirmières en pratique avancée, aux kinésithérapeutes et aux orthophonistes. À la faveur d’un amendement déposé par le député de Seine-et-Marne Frédéric Valletoux (Horizons), le texte concerne également les opticiens puisqu’il entend confirmer par la loi ce que la convention Cnam autorise depuis le 2 juillet dernier. À savoir l’adaptation de la prescription, lors de la première délivrance d’un équipement, si la mise en situation d’usage n’est pas satisfaisante, en procédant à un examen de la réfraction et après accord écrit du prescripteur.

Jusqu’ici, la disposition prévue dans la convention Cnam n’a pas de portée légale. Et n’oblige en rien, ni les ophtalmologistes, ni les Ocam dans leur prise en charge. L’inscription dans la loi est donc une avancée. D’autant plus qu’elle est conçue, selon l’exposé sommaire de l’amendement, comme une “évolution de bon sens” pouvant améliorer l’accès aux soins visuels des patients : “Dans une situation de surcharge des cabinets d’ophtalmologie […], elle apporte une solution simple et rapide au problème soulevé par les 5 %* d’ordonnances prescrivant une réfraction qui ne