360°
Une filière toujours plus féminine
La CPPNI* de l’optique-lunetterie de détail a publié son rap port d’activité. Il dresse le portrait d’une filière qui compte 10 940 entreprises pour 49 514 salariés, dont 90 % travaillent dans des structures de moins de 10 personnes. En 2024, la CPPNI s’est réunie à 11 reprises. 7 textes ont été signés, notamment sur la prévoyance obligatoire (non-cadres et catégories objectives), l’intéressement et la formation professionnelle. Au niveau des entreprises, 18 accords ont été conclus, principalement sur l’organisation du temps de travail : annualisation, aménagement plurihebdomadaire (avec des semaines pouvant aller de 0 à 48 heures), forfait jours fixé entre 214 et 218 jours, ou encore un volume d’heures supplémentaires pouvant atteindre 450 heures, selon les cas.
DES ÉCARTS DE SALAIRES SELON LE GENRE
La photographie sociale confirme la féminisation du métier : près de 60 % des effectifs sont des femmes. Elles représentent 72 % des apprentis, 71 % des contrats de professionnalisation, 66 % des salariés formés via le plan de développement des compétences et 56,5 % des bénéficiaires de la Pro-A. L’âge moyen s’établit à 34 ans (35 ans pour les hommes, 33 ans pour les femmes) tandis que les non-cadres concentrent 73 % des effectifs. Côté rémunération, selon les données de l’Agirc-Arrco, le salaire mensuel brut moyen atteint 2 459 € (2 402 € en médiane), avec un écart marqué selon le genre : 2 852 € en moyenne pour les hommes, contre 2 270 € pour les femmes. Un écart qui ne fait pas (encore) l’objet d’une étude analytique, la CPPNI n’ayant pas mené cette fois sa propre enquête salaires.
*Commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation.
Les troubles visuels au travail pèsent sur la performance
Selon le “2026 Workplace Vision Health Report”, publié par VSP Vision Care, 66 % des salariés déclarent au moins un trouble oculaire. Chez les travailleurs sur écran, ils sont 67 %, contre 63 % l’an dernier et 50 % 2 ans plus tôt. Entre le bureau et la vie de tous les jours, le temps d’exposition atteint même 99,2 heures d’écran par semaine pour les salariés. Soit, en semaine, 93 % du temps éveillé. Résultat : 67 % des actifs souffrent de fatigue visuelle numérique : cette gêne réduirait la productivité de 18,6 % en moyenne. Soit 7,4 heures perdues par semaine !
Autre signal, 48 % estiment que leur travail dégrade leur santé visuelle et 73 % des travailleurs sur écran pointent le temps passé devant les écrans comme facteur aggravant. Dans le même temps, 43 % cherchent des conseils en ligne et 14 % déclarent avoir vu leur état se détériorer après avoir suivi des recommandations non médicales. Un contexte qui rappelle l’importance de votre rôle, entre pédagogie et écoute, au sein du parcours de soins.