360°

Les Français, attachés
à leur système de santé,

mais de plus en plus exigeants

8 Français sur 10 déclarent avoir une bonne opinion de l’Assurance maladie. Un niveau d’adhésion tou jours élevé, qui traduit un attache ment profond au modèle solidaire national. Mais selon un sondage Viavoice présenté durant l’émission “Les Contrepoints de la santé” du 10 février, cette confiance s’accompagne désormais d’attentes très concrètes vis-à-vis de l’efficacité réelle du système. Ce décalage apparaît surtout dans l’expérience de terrain. 1 Français sur 2 se dit insatisfait de l’accès aux soins sur son territoire, avec des pics à 59 % en zones rurales. Les causes sont clairement identifiées : 68 % pointent le manque de médecins et 51 % les délais trop longs pour obtenir un rendez-vous. En somme, la santé est perçue d’abord comme une question territoriale.

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UNE ATTENTE FORTE DE COORDINATION
PLUTÔT QUE DE RÉFORMES

Plutôt qu’une nouvelle réforme, les Français demandent que le système “fonctionne mieux ensemble”. 37 % estiment que la priorité passe par une meilleure coordination entre l’État, les ARS et les collectivités. 80 % sont favorables à l’élargissement des compétences des infirmiers, pharmaciens ou kinés, mais seuls 48 % jugent la coordination actuelle satisfaisante. Un constat qui peut d’ailleurs s’étendre à la filière visuelle, dont le fonctionnement n’est pas toujours bien cerné par vos porteurs. Enfin, si 70 % font confiance à la recherche médicale, autant se disent mal informés sur ses avancées ! Un paradoxe qui montre que, plus que jamais, la crédibilité du système repose sur la capacité des professionnels de santé à expliquer cette information et à l’incarner.

Pouvoir d’achat, logement, crèches :
pourquoi nous hésitons à avoir des enfants

Pour 88 % des Français, le manque de pouvoir d’achat est le premier frein à la natalité, selon une étude* menée par l’Ifop. Viennent ensuite le non-désir d’enfant (74 %), la difficulté d’accès à un logement assez grand (72 %) et le contexte géopolitique. Le manque de places en crèches est cité par 65 % des répondants, loin devant le risque climatique et écologique (54 %). Dans ce contexte, 52 % de la population se dit inquiète de la baisse des naissances en France. Parmi les pistes d’action, la petite enfance ressort comme un levier central : 76 % estiment que “faire des crèches et de l’école maternelle une grande cause nationale”, est nécessaire. Autre enjeu : 31 % des salariés jugent prioritaire que l’employeur puisse proposer une place en crèche et 57 % considèrent cela important, même si non prioritaire. À votre échelle, vous pouvez rassurer les jeunes ménages ou les couples : alors que plus d’un demi-million d’enfants entre 6 et 15 ans présentent une myopie évolutive, les 3 “O”, dont vous, opticiens, sont là pour les prendre en charge !

*Ifop pour la Fondation Grandir, “Le regard des Français sur la natalité”, janvier 2026.