360°

Les municipalités en première ligne

pour revitaliser les centres-villes

Face à la montée de la vacance commerciale et à la saturation des surfaces, les centres-villes doivent se réinventer. La digitalisation des commerces bouleverse les habitudes, tandis que l’offre commerciale excède largement la demande, fragilisant les magasins de proximité tels que les vôtres. Dans ce contexte, maires et élus se retrouvent en première ligne. Pascal Madry, urbaniste et directeur de l’Institut pour la Ville et le Commerce, insiste sur les limites des leviers municipaux : “L’arrivée de grands acteurs comme Shein montre que les municipalités ont peu de moyens directs pour orienter l’offre commerciale, surtout face à des défis numériques immenses.” Pour autant, plusieurs pistes émergent pour agir localement : régulation via l’urbanisme, création de foncières commerciales, soutien aux initiatives locales et adaptation des règles aux spécificités des quartiers. “Redonner du sens au commerce de proximité, c’est aussi penser son intégration dans un projet global de vie urbaine”, souligne Pascal Madry. Les municipalités sont donc en quête d’un équilibre entre réglementation, innovation et proximité, pour préserver l’attractivité et le dynamisme des centres villes. L’urbaniste estime aussi qu’il faut “davantage accompagner la tertiarisation” de ces derniers. •

Mes Clients

Des tarifs en faible
hausse
dans vos
magasins depuis 2018

Selon une étude Xerfi menée pour le Rassemblement des opticiens de France (Rof), notre secteur est moins exposé à la flambée des coûts sur la période 2018-2024. Ainsi, en 7 ans, les prix de l’optique n’ont augmenté que de 5,7 %, loin derrière l’inflation (+15,4 %) et la progression des loyers commerciaux (+20,3 %). À charge pour les opticiens de valoriser l’offre plus largement, en s’appuyant notamment sur des leviers d’expertise et de diversification. Vers l’audiologie, mais aussi vers les nouveaux produits connectés, le sport, la contactologie, la basse vision ou encore la vision de l’enfant.

Commerce spécialisé : recul confirmé,
mais des résistances ?

Selon Procos*, en septembre 2025, le commerce spécialisé a accusé une baisse de 1,9 % des ventes magasins sur un an, après un été mitigé. Sur 9 mois, le recul cumulé atteint 0,7 % par rapport à 2024. La fréquentation chute, notamment en périphérie (-7,7 %) et dans les galeries (-8 %), avec des disparités régionales marquées : l’Aquitaine et l’Occitanie plongent (-8 % et -10,3 %) alors que la Bretagne (-3,5 %), la Normandie (-2,3 %) et le Grand Est (-0,5 %) résistent. Dans le détail, la culture/loisir se démarque (+2,7 %), portée par le jouet, tandis que l’habillement, la beauté et la restauration restent à la traîne (autour de -5 %). L’alimentaire spécialisé stabilise, l’équipement maison progresse timidement. Le moral des ménages reste fragile : moins d’achats importants envisagés, malgré une confiance stable. La fin d’année, marquée par Noël et le Black Friday, sera décisive pour la performance du secteur. •
*Fédération pour la promotion du commerce spécialisé à laquelle adhèrent, pour notre secteur, Acuitis, groupe Audioptic (Optic 2000, Lis sac), Grandvision (Générale d’Optique, GrandOptical) et Krys Group (Krys, Le Collectif des Lunetiers, Lynx Optique).